Newton c’est posé la question suivante : si on tire avec un canon situé sur une très haute montagne, le boulet pourrait-il faire le tour de la terre ? Et si oui, quelle devrait être sa vitesse ?
Vous vous souvenez peut-être de cette scène des Douze travaux d’Astérix où lors d’une épreuve, Obélix lance son javelot tellement fort que ce dernier fait le tour de la Terre…avant de revenir courser son adversaire.
Et bien c’est possible théoriquement.
La trajectoire du boulet sera une parabole, car la vitesse du boulet sera contrecarrée par l’attraction terrestre. Mais si on augmente la vitesse et la hauteur de la position de tir ?
Angle de tir = 0°
Vitesse du tir = 7 800 m/s
Altitude du canon = 200 km
Zoom à 0,5 et accélération à 10x
Mais il y a encore plus fort :
Prenons deux planètes de même gravité mais de taille différente. Si un satellite tourne d’elles à une hauteur égale, pour quelle planète son temps de rotation sera t’il le plus court, la grande ou la petite ?
Et bien il sera le même !!!
La force centripète Fc nécessaire pour maintenir un objet en mouvement circulaire est donnée par la formule : F_{c}=m\frac{v^{2}}{R}
La force de gravité Fg de la planète sur le satellite est donnée par la formule : F_{g}= \frac{GMm}{R^{2}}
Avec :
v = vitesse du satellite
R = rayon de la planète
M = Masse de la planète
G = constante gravitationnelle
m = masse du satellite
Un objet ayant une vitesse rectiligne mais qui subit l’attraction d’une planète a une orbite circulaire. Il est comme en chute libre permanente et la courbure de sa trajectoire correspond exactement à la courbure de la planète. Pour que ça marche, il faut que la force gravitationnelle fournisse exactement l’accélération centripète nécessaire au mouvement circulaire. Les deux force sont donc égales.
m\frac{v^{2}}{R}=\frac{GMm}{R^{2}} donc : v^{2}=\frac{GM}{R}
La masse m du satellite disparait de l’équation et n’a donc aucune influence sur la sa vitesse de rotation. Mais il reste le rayon R.
La vitesse circulaire est donnée par la formule : v=\frac{2\pi R}{T} donc T=\frac{2\pi R}{v}=2\pi \sqrt{\frac{R^{3}}{GM}} (troisième loi de Kepler)
Une planète sphérique de rayon R et de densité moyenne ρ a une masse M=\frac{4\pi R^{3}\rho}{3}
Donc : \Large T=2\pi \sqrt{\frac{R^{3}}{GM}}=\sqrt{\frac{4\pi^{2}R^{3}}{G\frac{4\pi R^{3}\rho}{3}}}=\sqrt{\frac{3\pi}{G\rho}}
Le rayon et la masse pris ont disparu, seule compte la densité moyenne de la planète !
Autrement dit : un gros caillou et une planète rocheuse géante, pourvu qu’ils aient la même densité, auraient exactement la même période orbitale de surface. Un (minuscule) satellite en orbite rasante autour du caillou ferait le tour dans le même temps qu’il le ferait autour de la grande planète. C’est contre-intuitif, mais on voit le phénomène : quand on augmente la taille d’une planète en gardant sa densité constante, deux choses se passent simultanément : la circonférence à parcourir augmente, mais la masse (et donc l’attraction) augmente dans les mêmes proportions. Les deux effets se compensent exactement.
\Large T=\sqrt{\frac{3\pi}{G\rho}}=\sqrt{\frac{3\pi}{6,67\times 10^{-11}\times 5510}}=5064 \ s\approx 84,4 \ min
Planète
Densité moyenne
Périodes orbitales de surface
Terre
5,51 g/cm³
84 min
Mercure
5,43 g/cm³
85 min
Vénus
5,24 g/cm³
87 min
Mars
3,94 g/cm³
100 min
Lune
3,34 g/cm³
109 min
Tous les corps rocheux du Système solaire interne ont des périodes orbitales de surface qui avoisinent 1h30.
C’est Sam Loyd qui, au début du siècle, démontre que 64 = 65 ( et donc par soustraction que 0 = 1 ? ).
Jean Brette a développé cette idée pour le compte des Editions Kangourou, sur des rectangles de 17 par 12.
Regardons ce qui se passe avec 2 triangles rectangles. Si les hypoténuses ne sont pas alignées, les aires sont différentes si l’on intervertit les triangles.
Cette différence est l’aire du parallélogramme rouge, qui est facile à calculer :
II°/ 45 = 49 :
Voici un puzzle de la croix avec 13 pièces.
Avec les mêmes 13 pièces, voici un carré.
Cependant la croix fait 45 unités d’aire.
Et le carré 45 unités d’aire. Il en manque 4 !!!
Là encore on a l’impression que les triangles sont semblables, mais …
Regardons bien la figure : les points P et N ne sont pas confondus contrairement à ce que l’on semble penser dans la figure reconstituée.
La figure C est en fait le polygone limité par PR et non NR.
De même la figure A est limitée par MP et non MN.
La figure B elle est limitée par QR et Dpar MQ qui passe par N.
Nous avons donc un trou constitué du polygone MPRQN dont l’aire est exactement égale à une unité. Comme cette unité est dispersée en longueur elle est bien sûr quasiment invisible.
On peut aussi expliquer le résultat en observant que les points M, P et R ne sont pas alignés. C’était donc une erreur de reconstitution. C’est difficile à voir (déplacez la droite ci-dessus), car en fait les segments MP et QR sont parallèles mais pas avec PQ… d’où un résultat aberrant.
Nous retrouvons une fois de plus, les nombres 5, 8, 13, 21 qui font partie de la suite de Fibonacci. Si nous choisissons deux nombres consécutifs de la suite pour longueur et largeur d’un rectangle et ceux qui l’encadrent pour l’autre rectangle nous obtenons alternativement un gain ou une perte de 1 unité. Ces gains et pertes se traduisent par la formation ou le chevauchement d’un léger espace vide d’autant plus petit que les nombres seront grands.
IV°/ Le puzzle magique : Le triangle de Gardner
L’inventeur du beau paradoxe qui suit est Paul Curry, magicien amateur de New York. En 1953 il eut l’idée de découper une figure et d’en réarranger les morceaux de telle manière que la nouvelle figure soit identique à l’originale, mais avec un trou à l’intérieur de son périmètre.
Un triangle rectangle avec un trou de 1 unité.
Un triangle isocèle avec un trou de 2 unités.
V°/ Le paradoxe de Curry :
Nous découpons le grand rectangle en 5 morceaux.
Et nous observons un trou d’une unité à droite…
Les variantes les plus élégantes du paradoxe de Curry sont des carrés qui restent des carrés après le réarrangement des morceaux produisant le trou. En voici quelques unes.
Avec un trou de 2 unités dans un carré de 11 sur 11.
Avec un trou de 1 unité dans un carré de 7 sur 7.
VI°/ Le puzzle de Circée ou le paradoxe des aires :
Pouvez-vous fabriquer des carrés à l’aide de ces 8 triangles rectangles que l’on appelle le puzzle de Circée ?
Cela ne semble pas très compliqué, mais essayez de trouver toutes les configurations possibles.
Voici les 5 possibilités :
Pour ces deux solutions, il n’y a pas de problèmes.
La figure 2.a) semble être un carré, mais ce n’est pas du tout le cas !
Les figures 2.b) et 2.c) sont bien des carrés mais avec des éléments triangulaires saillants, qui augmente l’aire du carré !
L’explication :
Lorsque l’on place côte à côte deux triangles rectangles du puzzle de Circée, un petit et un grand, on obtient un autre triangle plus grand qui semble être un triangle rectangle.
Mais en réalité, d’après les mesures de l’illustration 1.a), l’angle a ne peut être égal à 90°.
En fait : a = arctan 7/6 + arctan 5/6 = env. 89,2°
Ainsi, le rectangle inscrit des carrés de la figure 2.a) et 2.b) est en réalité un parallélogramme (voir fig. 1.b), et selon la façon dont celui-ci est orienté, il transforme le carré en un octogone irrégulier (fig. 1.b). .3)!
La fig. 4) est une manière visuelle de démontrer que le polygone de la fig. 2.b) ne peut pas être un carré. On le comprend d’un coup d’œil !
Rassembler des pièces de puzzle triangulaires conduit toujours à des conclusions paradoxales. Les carrés de la fig. 2.c) et 2.d) ont des éléments triangulaires supplémentaires. Leur aire est-elle alors plus grande que celle de la fig. 2.a) ? Comme précédemment, il faut considérer les angles de chaque triangle rectangle qui forme ces carrés. En faisant cela, nous remarquerons facilement que les pentes de l’hypoténuse du petit et du grand triangle rectangle sont légèrement différentes (une différence d’environ 0,8 degrés, visuellement imperceptible). Ainsi, les 8 triangles rectangles ne forment pas exactement un carré et la somme de toutes ces infimes erreurs d’ajustement (zones grises sur la fig. 5) est égale à l’aire des éléments triangulaires saillants. Bref, l’apparition spatiale n’est qu’une illusion !
Voici une application Géogébra pour vous essayer à ce puzzle.
VII°/ Le trangram :
Cliquez ici pour apprendre l’histoire du Tangram et y jouer.
Mais on peut aussi créer de jolis paradoxes.
Les deux « carrés » ci-dessous sont constitués des mêmes 7 pièces de tangram. Pourquoi manque-t-il 2 petits triangles dans le second ?
Ici aussi, ce sont les mêmes 7 pièces qui sont utilisées, et pourtant il y a toujours un petit triangle noir dans la figure rose !
Le truc réside dans le fait que les dimensions des 2 figures respectives sont légèrement différentes. Celles à qui il ‘manque’ une pièce, sont plus saillantes (voir fig. A et B).
VIII°/ Le paradoxe de Hooper ou le paradoxe du carré manquant :
Découpons un carré en 4 pièces et réassemblons les en un rectangle. L’aire finale ne devrait pas changée, mais l’aire du carré fait 8×8 =64 unités d’aires alors que le rectangle en fait 5×13 = 65. D’où vient cette unité supplémentaires ?
L’explication est assez simple car sur le rectangle on se rend compte qu’il y a un petit espace d’une unité d’aire qui apparait car les diagonales ne sont pas parfaitement alignées.
Mais la où la magie est encore plus impressionnante c’est dans la valeur des nombres : 3, 5, 8 et 13. Ce sont les nombres de Fibonacci et cela fonctionnerait avec n’importe quelle suite de 4 nombres de Fibonacci.
Comme amuse-gueule, voici une vidéo très originale qui nous présente toutes sorte de nombre et de concept mathématique : pour avoir des explications Animation vs. Math
A°/ Nombres particuliers :
Vous pensez bien connaître les mathématiques… Alors, le saviez-vous :
Si vous prenez un nombre n composé de k chiffres et que vous le divisez par un nombre composé de k chiffres 9, la partie décimale du nombre obtenu est une répétition de n.
33² = 1 089 = 1 100 − 11. A chaque fois que l’on ajoute 1 089 on augmente d’une unité les milliers et les centaines, tandis que les dizaines et les unités baissent d’autant.
En utilisant 4 fois le même chiffre, des parenthèses et les 4 opérations, comment écrire les nombres proposés (les nombres non proposés sont impossibles).
En utilisant chacun des chiffres 1, 2, 3 et 4, une fois et une seule fois, avec les règles de base de l’arithmétique (+, –, , ÷ et parenthèses), exprimez tous les entiers de 1 à 25 (Bien sûr, il existe peut-être d’autres façons d’obtenir chacun de ces chiffres) :
1 = 2 x 3 – (1 + 4)
14 = 1 x 4 x 3 + 2
2 = 4 – 3 + 2 – 1
15 = 3 x 4 + 1 + 2
3 = 2 x 3 – (4 – 1)
16 = 2(1 + 3 + 4)
4 = 2 x 4 – (1 + 3)
17 = 3(2 + 4) – 1
5 = 2 x 4 – 1 x 3
18 = 3(2 + 4) x 1
6 = 2 x 4 – 3 + 1
19 = 3(2 + 4) + 1
7 = 3(4 – 1) – 2
20 = 1 x 4 x (2 + 3)
8 = 2 + 3 + 4 – 1
21 = 4(2 + 3) + 1
9 = 2 x 3 + (4 – 1)
22 = 2(3 x 4 – 1)
10 = 1 + 2 + 3 + 4
23 = 3 x 4 x 2 – 1
11 = 2 x 3 + (1 + 4)
24 = 1 x 2 x 3 x 4
12 = 3 x 4 (2 – 1)
25 = 2 x 3 x 4 + 1
13 = 3 x 4 + 1 + 2
C°/ 666 un nombre maléfique et le nombre de Belphégor :
Les numérologues considèrent que le nombre 666 est maléfique, aussi le remplacent-ils par de jolies combinaisons.
Ainsi : 666 = 6 + 6 + 6 + 633+ 633 + 633.
C’est aussi la somme des sept premiers nombres premiers au carré : 666 = 2² + 3² + 5² + 7² + 11² + 13² + 17².
C’est un nombre triangulaire : 666 = 1 + 2 + 3 + … + 36
C’est par ailleurs un nombre palindromique c’est à dire qu’il peut se lire de droite à gauche ou de gauche à droite.
Mais le 13 est aussi un nombre maléfique, notamment pour la religion chrétienne. Alors les mathématiciens ce sont amusés à créer le nombre de Belphégor qui est constitué du nombre 666 précédé de 13 zéros et suivit de 13 zéros, avec un 1 au début et à la fin : 1 000 000 000 000 066 600 000 000 000 001. Ce nombre est un palindrome et aussi un nombre premier, sa notation est le nombre \pi écrit à l’envers.
Si l’on translittère la forme grecque Καίσαρ Νέρων du nom de l’empereur Caesar-Neron en hébreu קסר נרון suivant la guématria, la valeur numérique de l’addition de l’ensemble des lettres donne 666 dans un nombre qui, par opposition au chiffre 7 qui symbolise la perfection, symbolise l’imperfection suprême; si on translittère la forme latine « Caesar-Nero » en l’hébreu קסר נרו cela donne 616.
Les ennemis du pape ce sont aussi prêtés à ce petit jeux des nombres. Le pape est le vicaire de dieu ce qui donne en latin : VICarIVs fILII DeI en ne prenant que les lettre traduisibles en nombre = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 666
Hitler aussi peut donner 666 si on considère que le A = 100; B = 101; C = 103. En effet : H = 107 + I = 108 + T = 119 + L = 111 + E = 104 + R = 117 = 666
Dans la bible : bien entendu le nombre de la bête est présent dans la bible car la bête représente le diable. Dans les Évangiles selon St Jean : les disciples pêchent et sortent 153 poissons. Plaçons les chiffres 1, 5 et 3 dans un triangle équilatéral noir dans le sens des aiguilles d’une montre, et dans un autre triangle équilatéral bleu dans le sens inverse. On obtient l’étoile de David. Si on additionne les nombres composés par 3 chiffres dans un sens et dans l’autre, on trouve 666 à chaque fois !!!
Petite remarque assez troublante : si on prend les 3 chiffres du haut de l’étoile, c’est à dire 355, et que l’on divise par ceux du bas, c’est à dire 113, et bien on obtient une approximation du nombre \pi à 6 décimales près … \frac{355}{113} = 3,14159292 \approx \pi
Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. […] Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.
D°/ Somme des n premiers nombres entiers impairs = n² :
De façon générale la somme des n premiers nombres impairs est n². En effet la suite arithmétique des n premier nombre impair donne :
Exemple. La somme des 4 premiers nombres impairs avec n=3 est le carré de 4, soit 16 : 1 + 3 + 5 + 7 = (3+1)² = 16
E°/ Somme des n premiers carrés = n (n+1) (2n+1) / 6 :
Commençons par les 4 premiers carrés : 12 + 22 + 32 + 42 = ( 4 x 5 x 9 ) / 6 = 30
Pour cela constituons un pyramidal en empilant quatre étages de forme carrés. Nous avons un carré de 1 case, puis un carré de 2² = 4 cases, puis de 3² = 9 cases et enfin de 4² = 16 cases.
Maintenant, comme dans un puzzle 3D, agençons six pyramidaux pour reconstituer un parallélépipède rectangle de dimensions 4, 5 et (2 x 4 + 1 =) 9. Nous obtenons alors : 12 + 22 + 32 + 42 = ( 4 x 5 x 9 ) / 6 = 30 cubes.
De même agençons six pyramidaux constitués de carrés de 1 à 5² cases. Nous obtenons un parallélépipède de dimensions 5, 6 et (2 x 5 + 1 =) 11.
Somme des carrés des 5 premiers entiers Somme des carrés des 6 premiers entiers
12 + 22 + 32 + 42 + 52 = ( 5 x 6 x 11 ) / 6 12 + 22 + 32 + 42 + 52 + 62= ( 6 x 7 x 13 ) / 6
Le procédé se généralise avec un pyramidal obtenu en empilant des carrés de 1 à n² cases. Six pyramidaux réunis permettent de construire un parallélépipède de dimensions n, n+1 et 2n+1.
Le grand cube dont les côtés mesurent (a + b) a un volume de (a+b)(a+b)(a+b)=(a+b)³ Il est composé : .du cubed’arête a et de volume a³, .des 3 parallélépipèdesrectangles de côtés a, a et b de volumes ba² chacun, .des 3 parallélépipèdes rectangles de côtés a, b et b de volumes ab² chacun, .du cubed’arête b et de volume b³.Donc (a+b)³= a³ + 3ba²+ 3ab² + b³Par le calcul, nous avons bien : (a+b)3 = (a + b)2 (a + b) (a+b)3 =(a2 + 2ab + b2 )(a + b) (a+b)3 = a3 + 2a2b + b2a + a2b + 2ab2 + b3 (a+b)3 = a3 + 3a2b + 3ab2 + b3
G°/ Théorème de Nicomaque : la somme des n premiers cubes = (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + … + n )2
En effet, si l’on décompose correctement le cube de chaque entier, nous pouvons retrouver facilement la somme des cubes de différents entiers.
Découvrons d’emblée les résultats sur l’animation ci-dessous : le volume de chaque cube est égal à l’aire d’une zone colorée dans le même ton.
Voyons maintenant pourquoi l’aire de chaque zone colorée correspond bien au volume d’un cube. Nous connaissons la somme des entiers naturels de 1 à n avec la formule :
Nous en déduisons que pour chaque valeur de l’entier n :
Au final, on obtient un carré de côté (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + … + n ) et donc de surface (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + … + n )².
H°/ Les nombres Phénix :
Le bestiaire des nombres recèlent de bien curieux phénomènes…
Très curieux sont en effet les nombres phénix, qui comme leur nom l’indique peuvent renaître de leurs cendres!! Comment ?
En voici un exemple : le nombre 052 631 578 947 368 421 (à vos souhaits) est un de ces nombres si étranges.
Vous pouvez essayer de le multiplier par tout nombre entier compris entre 2 et 18, vous ne retrouverez bien sûr pas notre nombre de départ, mais les chiffres du résultat se suivent exactement dans le même ordre, à un décalage près !!!
exemple : si on le multiplie par deux, on obtient 1 052 631 578 947 368 42. le dernier 1 du nombre de départ s’est retrouvé en tête du nombre d’arrivée !! Pour le moins étonnant !!
Mais celui-ci vous réserve une autre surprise: multipliez-le donc par 19 pour comprendre à quel point ce nombre est « magique »…… :
Les Mathématiciens adorent jouer avec les nombres et adorent encore plus les classer. Voici quelques nombres au titre poétique ou amusant comme nombres amicaux, parfaits ou de poulet.
Nombre entier positif dont le 1er chiffre indique le nombre de 0 contenus dans ce nombre, le 2e le nombre de 1, le 3e le nombre de 2 et ainsi de suite jusqu’au 10e qui doit indiquer le nombre de 9 dans ce nombre.
1210 est le plus petit d’entre eux (1 chiffre 0, 2 chiffres 1, 1 chiffre 2 et 0 chiffre 3).
Couple d’entiers naturels dont la somme de diviseurs stricts, autre que lui-même, de l’un est égale à la somme de diviseurs stricts de l’autre.
La paire (220,284) est amiable et c’est la première. Les Grecs ne connaissaient que celle-ci.La somme des diviseurs propres de 220 : 2+4+5+11+22+55+44+20+110+10+1 = 284.La somme des diviseurs propres de 284 : 2+4+71+142+1 = 220
Nombres entiers naturels obtenus de la façon suivante :On commence avec la suite d’entiers démarrant par 1 : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25Puis on enlève un nombre sur deux, ce qui ne laisse que les entiers impairs : 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25Le deuxième terme de la suite est désormais 3. Ensuite, on enlève un nombre sur trois parmi ceux qui restent dans la liste : 1 3 7 9 13 15 19 21 25Le troisième nombre survivant est 7. On enlève alors un nombre sur sept parmi ceux qui restent dans la liste : 1 3 7 9 13 15 21 25Le quatrième nombre survivant est 9. Puis on enlève un nombre sur neuf parmi ceux qui restent dans la liste, etc.Si l’on répète cette procédure indéfiniment, les survivants sont les nombres chanceux : 1, 3, 7, 9, 13, 15, 21, 25, 31, 33, 37, 43, 49, 51, 63, 67, 69, 73, 75, 79, 87, 93, 99, …
Entier naturel tel que si on calcule la somme des carrés de ses chiffres puis la somme des carrés des chiffres du nombre obtenu et ainsi de suite, on aboutit au nombre 1.
19 est un nombre heureux car :1² + 9² = 828² + 2² = 686² + 8² = 1001² + 0² + 0² = 1
Entier naturel tel que si on calcule la somme des carrés de ses chiffres puis la somme des carrés des chiffres du nombre obtenu et ainsi de suite, il boucle sur le cycle long
Nombre qui peut être exprimé comme la somme de deux cubes, de plusieurs façons différentes (en l’occurrence, 2).Godfrey Harold Hardy, mathématicien britannique de la première moitié du XXe siècle, rapporte l’anecdote suivante, concernant le mathématicien indien Srinivasa Ramanujan :« Je me souviens que j’allais le voir une fois, alors qu’il était malade, à Putney. J’avais pris un taxi portant le numéro 1729 et je remarquai que ce nombre me semblait peu intéressant, ajoutant que j’espérais que ce ne fût pas mauvais signe.— Non, me répondit-il, c’est un nombre très intéressant : c’est le plus petit nombre décomposable en somme de deux cubes de deux manières différentes. »
En arithmétique, un test de primalité courant pour un nombre impair n consiste à tester si n divise 2n – 2 : dans le cas contraire, en vertu de la contraposée du petit théorème de Fermat, on conclut que n n’est pas premier. Cependant il existe des nombres composés qui passent ce test avec succès : on les appelle nombres de Poulet, en l’honneur de Paul Poulet qui en a listé en 1926, ou nombres de Sarrus, car F. Sarrus découvrit certains de ces nombres (comme 341) en 18191.Un nombre composé n est donc un nombre de Poulet si n divise 2n – 2, autrement dit si c’est un nombre faiblement pseudo-premier en base 2.Un supernombre de Poulet est un nombre composé dont tous les diviseurs composés sont des nombres de Poulet (ces diviseurs sont alors aussi des supernombres de Poulet), ou encore : un nombre composé dont chaque diviseur d divise 2d – 2.
Nombre réel dans les décimales duquel on peut trouver n’importe quelle succession de chiffres de longueur finie.Vous pouvez ainsi vérifier sur cette page, si votre date de naissance ou votre numéro de téléphone est présent dans les décimales de . En fait on peut tout trouver dans les décimales de , à partir du moment ou on le transforme en suite de nombre. Par exemple une photo est une succession de pixel codés par un nombre représentant sa couleur, vous pouvez donc trouver n’importe quelle photo. Si on remplace les lettres par leur rang dans l’alphabet, on peut trouver n’importe quel texte dans les décimales de pi (Maths sera codé par M = 13, a = 1, t = 20, h = 8, s = 13 et 13120813 ce retrouve au rang 29247731) !!!!
Même si ce n’est pas encore démontré, le nombre est considéré comme un nombre univers.
C’est un nombre qui peut s’écrire sous la forme de une ou plusieurs sommes de deux ou plusieurs nombres consécutifs. Le degré de politesse indique combine de fois un nombre est sommes de nombres consécutifs.
Le nombre 15 est un nombre 3-polis, c’est à dire qu’il peut se décomposer en somme d’entiers consécutifs 3 fois. 15 = 1+2+3+4+5 = 4+5+6 = 7+8
Un entier naturel n est dit puissant si, pour tout diviseur premier p de n, le carré p2 divise également n. Cela signifie que dans la décomposition en facteurs premiers de n, tous les exposants sont supérieurs ou égaux à 2.
Les 26 premiers : 1, 4, 8, 9, 16, 25, 27, 32, 36, 49, 64, 72, 81, 100, 108, 121, 125, 128, 144, 169, 196, 200, 216, 225, 243, 256.6125 = 53 × 72 est puissant 6615 = 33× 5 × 7² n’est pas puissant car pas divisible par 5²
Nombres premiers qui sont séparés par 2 unités. Les trois plus petits couples de nombres premiers jumeaux sont (3, 5), (5, 7) et (11, 13).
Le plus grand connu est 2 996 863 034 895 × 221 290 000 ± 1. Les deux nombres possèdent 388 342 chiffres (septembre 2016).On soupçonne qu’il existe une infinité de ces couples, mais personne n’a pu le prouver à ce jour.
Un entier est dit k-rugueux s’il n’est divisible par aucun nombre premier inférieur à k.
14 n’est pas 5-rugueux, car il est divisible par 2, un nombre premier inférieur à 5.49 est 5-rugueux, car il n’est divisible ni par 2 ni par 3 (les nombres premiers inférieurs à 5).
Si on ajoute un nombre entier et sont renversé (le même nombre écrit à l’envers), on obtient un nombre palindrome. Les nombres de Lychrel ne respectent pas cette propriété, mais on ne sait pas démontrer qu’ils existent.
143 + 341 = 484 nombre palindrome196 est le plus petit candidats à la liste des nombres de Lychrel.
Les nombres auto-biographiques ou auto-descriptifs
C’est un entier naturel dont le premier chiffre indique le nombre de 0 qu’il contient, le deuxième chiffre le nombre de 1, etc., en respectant l’ordre numérique.
En 1970 le mathématicien John McCarthy, a proposée une fonction de calcul très simple mais avec un résultat assez surprenant.
Prenez un nombre entier inférieur ou égal à 101. Si ce nombre est plus grand à 100, enlever-lui 10, sinon ajouter 11. Puis recommencer jusqu’à indéfiniment. Vous tomberez obligatoirement sur le nombre 91 ….
En langage Mathématique cela donne :
f(n) = \left\{\begin{matrix}n-10 & si \ n > 100 \\ f(f(n+11)) & sinon\end{matrix}\right.
98 x 99 – (609 + 6969 + 111) = (111 + 6969 + 609) – 66 x 86 : on obtient 2013.
– Une autre bizarrerie : prenez n’importe quel nombre, inversez ses chiffres et ajoutez-le au nombre d’origine. Répétez ce processus et vous finirez par obtenir un palindrome.
196 est le plus petit nombre pour lequel un palindrome n’a pas été trouvé par ce processus itératif.
13 + 31 = 44
127 + 721 = 848
486 + 684 = 1170 puis 1170 + 0711 = 1881
196 + 691 = 887 puis 887 + 788 = 1975 puis 1675 + 5761 = 7436 ….
L°/ Une jolie démonstration :
Tout nombre au carré peut s’écrire sous la forme de l’addition de deux nombres triangulaires.
Pour rappel un nombre triangulaire de rang n noté tn, est la somme de tous les nombres de 1 jusqu’à n. On peut les représenter sous la forme d’un triangle de base n, d’où leur nom.
La démonstration est plutôt ardus, bien que tout à fait correcte.
Mais en modélisant le problème par un schémas, la solution est tout de suite plus évidente et même très simple.
Commençons par représenter un carré comme 25 = 5², puis découpons le par une diagonale comme sur la figure ci-contre. Le triangle supérieur est un nombre triangulaire d’ordre 5 et le triangle inférieur d’ordre n-1.
Ainsi : n² = tn + tn-1
M°/ Le nombre d’or :
Un nombre mystérieux et magique dont on parle depuis la plus haute antiquité dans de nombreux domaines tels que la géométrie, l’architecture, la peinture, la nature, … Il caractérise l’harmonie et l’esthétique dans les arts, bien que certains lui reproche son caractère ésotérique.
On le désigne par la lettre grecque \varphi ( phi ) en hommage au sculpteur grec Phidias (490 – 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes.
Le prince Matila Ghyka en 1932, diplomate et ingénieur, est le premier à parler de « nombre d’or ».
2°/ Sa définition : le nombre d’or est la solution positive de l’équation : x² – x – 1 = 0 et sa valeur est : \varphi =\frac{1+\sqrt{5}}{2} \approx 1,618033... . Concrètement cela veut dire que si on le multiplie par lui-même on le retrouve additionné de 1 : \varphi ^{2}= \varphi+1
Peut-on trouver 2 segments alignés a et b tel que le rapport du plus grand sur le plus petit soit égal au rapport de la somme sur le plus grand ?
Géométriquement, si on prend un segment de longueur a, qu’on le multiplie par \varphi puis encore par \varphi , le grand segment est la somme des 2 petits.
C’est cette propriété qui rend les longueurs harmonieuses.
Autrement dit, 2 segments seront dans la proportion du nombre d’or si le rapport du grand sur le moyen est égal au rapport du moyen sur le petit.
\frac{AC}{BC}=\frac{BC}{AB}\Rightarrow \frac{1+\varphi }{\varphi}=\frac{\varphi }{1}\Rightarrow 1+\varphi =\varphi ^{2}\Rightarrow \varphi ^{2}-\varphi -1 = 0 \\
\Delta = b^{2}-4ac = (-1)^{2}-4\times 1\times (-1) = 5 \\
\varphi_{1} =\frac{-b-\sqrt{\Delta }}{2a}=\frac{1-\sqrt{5}}{2}<0 \ impossible \ c'est \ une \ longueur \\
\varphi_{2} =\frac{-b+\sqrt{\Delta }}{2a}=\frac{1+\sqrt{5}}{2}>0 \ c'est \ la \ valaur \ de \ \varphi
L’inverse de \varphi est noté \phi et il représente la partie décimale de \varphi .
3°/ Le rectangle d’or : de largeur une unité et de longueur \varphi . Ces proportions sont esthétiquement parfaites et on le retrouve dans de nombreux bâtiments.
Construction d’un rectangle d’or :
Tracer un triangle ABC rectangle en A dont les côtés de l’angle droit mesurent 1 et 1/2
Puis on reporte la longueur de l’hypoténuse sur la demi droite [AC) tel que BC = CD
Grâce au théorème de Pythagore : BC = \frac{\sqrt{5}}{2}
AD = \frac{1}{2} + \frac{\sqrt{5}}{2} =\frac{1+\sqrt{5}}{2}.
De façon générale, un rectangle est d’or si le rapport de sa longueur sur sa largeur est égal à \varphi .
4°/ La spirale d’or :
A partir d’un rectangle d’or on peut construire la spirale d’or qui ressemble à la spirale de Fibonacci.
La spirale d’or croissante :
Soit LN = 1 et JL = \varphi tel que : \frac{JL}{LN} =\frac{\varphi }{1} = \varphi En rajoutant le carré GNOI de côté \varphi on obtient encore un rectangle d’or GLJI de largeur JL = \varphi et de longueur GL = \varphi + 1 = \varphi ² tel que : \frac{GL}{JL} =\frac{\varphi^{2} }{\varphi } = \varphi et ainsi de suite.
La spirale d’or croissante :
En partant d’un rectangle d’or de longueur a+b et de largeur a, on construit un grand carré de côté la largeur a du rectangle.
On réitère l’opération dans le rectangle restant qui est un rectangle d’or … et ainsi de suite, … Puis, on construit des quarts de cercle dans les carrés.
En partant du carré :
1°/ Tracer un carré ABCD de 8 cm de côté. 2°/ Construire le milieu M de [AB]. 3°/ Construire le cercle (C1) de centre M et de rayon MC. Il coupe la demi-droite [MB) en E. 4°/ Tracer le carré BEFG. Le point G appartenant au segment [BC] et le point E n’appartenant pas à [AB]. 5°/ Tracer le carré FHKL tel que HF = CG. Le point L appartenant au segment [GF] et le point H n’appartenant pas à [FE]. 6°/ Tracer le carré CKJI tel que CK = GL. Le point I appartenant au segment [CG] et le point K n’appartenant pas à [DC]. 7°/ Tracer le carré IONG tel que GN = IG. Le point N appartenant au segment [GL]. 8°/ Tracer en rouge et en gras les arcs de cercles, à l’intérieur des carrés, qui vont de D à B, puis de B à F, puis de F à K, de K à I et enfin de I à N.
Vous venez de dessiner la spirale de Fibonacci.
Le nombre plastique, une belle analogie avec le nombre d’or. On remplace les rectangles dans la spirale de Fibonacci par des triangles équilatéraux.
5°/ Le triangle d’or : on appelle triangle d’or un triangle isocèle dont les côtés sont dans le rapport du nombre d’or. De ce fait, les deux triangles d’or possible ont des angles à la base de 36° ou 72°. Celui d’angle de base à 36° est plutôt applé triangle d’argent.
Dans le triangle ACH rectangle en H Si : \frac{AB}{AC}=\varphi \ alors \ cos\widehat{A} = \frac{AH}{AC}=\frac{AB}{2AC}=\frac{\varphi }{2} \\
\widehat{A} = Acrcos\left ( \frac{1+\sqrt{5}}{4} \right ) = 36^{\circ}\\
Si : \frac{AC}{AB}=\varphi \ alors \ cos\widehat{A}=\frac{AH}{AC}=\frac{AB}{2AC}=\frac{1}{2\varphi} \\
\widehat{A} = Acrcos\left ( \frac{1}{1+\sqrt{5}} \right )= 72^{\circ}
6°/ Le pentagone d’or :
Il faut prendre 2 triangles d’or AEC et BCD d’angles de bases 36° et un triangles d’or ABD d’angles de bases 72°. On obtient un pentagone d’or :
Si : \frac{AD}{AB}=\frac{BD}{BC}=\frac{AD}{AE}=\varphi
En fait, tous les pentagones respectent cette propriété est ce sont donc tous des pentagones d’or.
cos \frac{\pi \ rad}{5}= cos \ 36^{\circ} = \frac{1+\sqrt{5}}{4}=\frac{\varphi }{2}
La trigonométrie d’or.
8°/ Suite de Fibonacci :
En mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent, en partant de 0 et de 1 :
Cette suite célèbre est constituée en partant de 0 puis 1. On obtient les nombres suivants en additionnant les deux nombres précédents.
En partant d’un carré de côté 1, on juxtapose un autre carré de côté 2, ce qui crée un rectangle de longueur 1+2 = 3 et de largeur 1+1 = 2. Puis on juxtapose un autre carré de côté 3, ce qui crée un rectangle de longueur 2+5 = 5 et de largeur 1+2 = 3. Et ainsi de suite.
Chaque carré présente des côtés qui suivent la suite de Fibonacci.
Le lien avec le nombre d’or passe d’abord par la ressemblance avec le rectangle d’or, puis par le fait que le rapport de 2 nombres consécutifs de la suite se rapproche de plus en plus de \varphi .
Fractions
\frac{13}{8} = 1,625...
\frac{21}{13} = 1,615...
\frac{34}{21} = 1,619...
\frac{55}{34} = 1,617...
Erreur par rapport à \varphi
0,4%
-0,2%
0,06%
-0,02%
Mais on peut aussi retrouver cette suite en assemblant des triangles d’or et d’argent : En partant d’un triangle d’or, on lui adjoint un triangle d’argent. On obtient un nouveau triangle d’argent. Puis un ajoute un triangle d’or et on obtient un nouveau triangle d’or. Et ainsi de suite. Si compte le nombre de triangle, qui sont la somme des précédents, on trouve la suite de Fibonacci.
Et bien sur, si on divise le nombre de triangle d’or par le nombre de triangle d’argent de chaque triangle on se rapproche de de plus en plus de \varphi .
Étape
5
6
7
…
11
12
Triangles totaux
5
8
13
89
144
Triangles d’or
3
5
8
55
89
Triangles d’argent
2
3
5
34
55
Rapport
\frac{3}{2} = 1,5
\frac{5}{3} \approx 1,66...
\frac{8}{5} = 1,6
\frac{55}{34} \approx 1,617...
\frac{89}{55} \approx 1,618...
Mais comment trouver le nième terme de la suite de Fibonacci sans avoir à calculer les précédents ?
La formule de Binet permet de déterminer le nième terme Un de la suite de Fibonacci :
Ce qui est extraordinaire avec cette formule, c’est l’on obtient des nombres de Fibonacci, qui sont des nombres entiers, en utilisant le nombre d’or, qui a un développement infini.
Le nombre d’or, (1 + √5)/2, est approximativement égal à 1,618033… Le nombre √5 vaut, quant à lui, environ 2,236068… Et pourtant, en faisant le calcul, la virgule disparaît : toutes leurs décimales « s’emboîtent » impeccablement pour donner un nombre entier.
Par exemple, si l’on cherche le dixième nombre de Fibonacci, on peut le calculer ainsi :
9°/ Les suites :
Le nombre d’or est certainement le seul nombre pour lequel on peut faire coïncider une progression géométrique (on passe d’un nombre à son suivant en multipliant par un même nombre, ici \varphi ) et une somme, en l’occurrence la somme des 2 termes précédents. Rappel : \varphi ^{2} = 1+\varphi
Architecte qui à développé toute une théorie autour de l’harmonie du nombre d’or. Il invente en 1945 le Modulor qui sera son modèle étalon pour la construction des habitations et qui remplace le mètre. Plus adapté que le système métrique, car il est directement lié à la morphologie humaine. « Modulor » est composé sur « module » et « nombre d’or » car les proportions fixées par le modulor sont directement liées au nombre d’or.
Par exemple, le rapport entre la taille (1,83 m) et la hauteur moyenne du nombril (1,13 m) est égal à 1,619, soit le nombre d’or à un millième près. La taille humaine standard d’1,83 mètre est fondée sur l’observation de l’architecture traditionnelle européenne et de l’utilisation des proportions de cette unité pour élaborer l’harmonie d’une architecture.
La phyllotaxie : Pour ne pas ce faire de l’ombre les feuilles d’une branche se décalle d’un angle de 137,5°.
En effet : 137,5° + 137,5° \varphi = 360°.
80% des plantes respectent cet agencement.
Les pétales de fleurs : Rares sont les fleurs qui ne comptent pas 5, 8 ou 21 pétales.
Il s’agit des nombres de la suite de Fibonacci intimement liée au nombre d’or.
Des constructions humaines :
Les rapports longueur sur largeur de la carte de crédit (taille standard CR80 : 85,6 cm sur 54 cm), longueur d’un violon sur son corps ou encore hauteur d’un vélo sur hauteur de sa roue.
Pyramide du Louvre : Construite sur l’esplanade du Louvre à Paris, par l’architecte Ieoh Ming Pei, elle respecte la proportion du nombre d’or si on mesure sa largeur, sa hauteur et ses arêtes. Si pour la pyramide de Kéops on peut avoir des doutes quand à savoir si les constructeurs on sciemment utilisés le nombre d’or, ce n’est pas le cas ici.
Les logos : Les entreprises ont bien comprit le côté subjectif du nombre d’or et elles le font apparaître partout dans leurs logos.
L’art : Les peintres recherche l’harmonie et les belles proportions. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve la divine proportion dans leurs œuvres.
Il y a des cas contestables, car ce n’est pas parce que le rapport de 2 nombres donne 1,618 que le nombre d’or y est pour quelque chose. Par exemple je mesure 1,89 m pour 55 kg (oui je ne suis pas bien épais …), et bien \frac{89}{55} =1,61818.... \approx \varphi .
Les proportions humaines : la taille d’un homme divisée par la distance du sol au nombril est égal au nombre d’or. La largeur de la bouche divisée par la largeur du nez aussi.
La coudée royale : mesure de référence des architectes égyptiens qui est la longueur du bout du majeur du Pharaon jusqu’à son coude c’est à dire 52,36 cm. Hasard ou coïncidence, si on prend un cercle de 1 unité de diamètre alors son périmètre fera \pi . La coudée royale sera le sixième de ce périmètre : \frac{\pi }{6} \approx 0,523598... \ unités Il reste \frac{5\pi }{6} \approx 2,61799...\approx \varphi ^{2} \ unités
Le Parthénon : Temple, dédié à la déesse Athéna en 447 av JC, situé sur l’Acropole d’Athènes en Grèce. On peut repérer une multitude de rectangle d’or. Est-ce voulu, ou est-ce simplement parce que la dimension de ce rectangle est très agréable à l’œil ?
La pyramide de Kéops : en triturant toutes les mesures de la pyramide, on peut retrouver le nombre d’or dans de nombreux rapport. De là à affirmer que c’était voulu par les bâtisseurs …
Astronomie : si l’on divise le nombre de jours (terrestres) que la Terre met pour faire sa révolution (sidérale) autour du soleil, par le nombre de jours (terrestres) que Vénus met pour faire sa révolution (sidérale), on obtient comme résultat : le nombre d’or φ (à 99.53%). C’est bien sur une coïncidence et il ne faut pas chercher une intervention divine.
La voie lactée a une forme en spirale, peut être celle de Fibonacci.
L’ADN : C’est le Dr ingénieur en mathématique et informatique Jean-Claude Perez qui a découvert la présences du ratio doré sous forme de la suite de fibonacci dans la répartition des bases de notre ADN ! Le rapport de la longueur d’une hélice sur sa largeur est égale au nombre d’or. Vue de dessus, il y a 10 barreaux par pas de l’hélice d’ADN : si qui donne un triangle d’or d’angle 36°.
La nature : en cherchant bien on peut trouver la divine proportion un peu partout dans la nature. Cela semble normal, puisque nous sommes sensible à cette proportion c’est quelle est soit très présente, soit quelle est utile voire parfaite.
La bible : la recherche est un peu tirée par les cheveux. Dans l’Apocalypse selon Saint Jean. Chapitre 13 verset 18: C’est ici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre l’homme et ce nombre est six cent soixante-six.
Chapitre 21 verset 17 : Il en mesura aussi la muraille, de cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, qui est aussi mesure d’ange.
Sin(666°) = cos(144°) = \frac{-\varphi }{2} 666étant le nombre de la bête
Rem : 666= 234 + 432 = 13 x 18+ 3 x 144 234 et 432 sont des nombres miroir, Chapitre 13 verset 18 et 144 la longueur de la muraille.
Le drapeau de l’indépendance du Chili vis-à-vis de l’Espagne signée en 1818. Il est conservé au Musée d’Histoire Nationale de Santiago..
Le drapeau a toujours été conservé dans des musées, sauf pendant une vingtaine d’années. En effet, au début des années 80, il a été « kidnappé » par un commando en signe de protestation contre la dictature d’Augusto Pinochet.
C’est ainsi qu’en 1912 on a choisi de simplifier le modèle. À titre de comparaison, vous pouvez voir en bas le design du drapeau de 1818 (à gauche) et celui du drapeau actuel (à droite). Dans ce dernier, la région bleue n’est qu’un carré sur lequel est centrée une étoile dont le diamètre du cercle circonscrit est la moitié du côté du carré. On aboutit de cette façon à un modèle de rapport longueur / largeur égal à 3:2 (comme celui du drapeau français).
On peut réaliser de très beaux dessins avec le nombre d’or.
Le nombre d’or est mis en œuvre en cercles, servant de rapport mathématique pour générer des designs esthétiquement agréables.Compte tenu de sa prévalence dans la nature, l’apparence naturelle des résultats n’est pas surprenante.
Le Diamant d’Or présente une dissection monomorphe asymptotique du triangle équilatéral.Chaque carreau suit des proportions alignées sur le nombre d’or par rapport au triangle extérieur.Spirale dorée créée à l’aide de triangles équilatéraux.
La spirale de Padovan suit une séquence récursive semblable à la séquence de Fibonacci.
La philosophie du Yin Yang est représentée par le « symbole taichi » ( taijitu ). En fait, le Yin Yang est un concept de dualisme , décrivant comment des forces apparemment opposées ou contraires peuvent en réalité être complémentaires,
Curieusement, dans le symbole du taichi sont cachés le nombre d’or et son inverse.
11°/ Rapports métalliques :
Le nombre d’or fait partie d’une vaste famille appelée « rapports métalliques » ou « Ratio métalliques ». Ces rapports décrivent une relation récursive entre les côtés d’un rectangle.
Étant donné un rectangle de côtés de longueurs A et B ( avec B > A ), les rapports métalliques satisfont l’équation :
Démonstration visuelle : si on ajoute le tiers de chaque partie on obtiendra la moitié du rectangle de départ.
O°/ Le nombre un : Pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué.
Voici plusieurs façon d’écrire le nombre un.
(sin x)² + (cos x)² = 1
La fameuse équation de trigonométrie.
Vous pouvez écrire le nombre 1 comme une somme de 48 fractions différentes, où chaque numérateur est 1 et chaque dénominateur est un produit d’exactement deux nombres premiers.
\Huge \frac{\pi^{4}+\pi^{5}}{e^{6}}\approx 1
Cela signifie que ce triangle est presque un triangle rectangle.
P°/ Le nombre e :
Le nombre e est la base des logarithmes naturels, c’est-à-dire le nombre défini par ln ( e ) = 1 . Cette constante mathématique, également appelée nombre d’Euler ou constante de Néper en référence aux mathématiciens Leonhard Euler et John Napier[b], vaut environ 2,71828.
La décomposition de cette fonction en série entière mène à la définition de e par Euler comme somme de la série : Ce nombre apparaît aussi comme limite de la suite numérique de terme général ( 1 + 1 n ) n et dans de nombreuses formules en analyse telles que l’identité d’Euler e i π = − 1 ou la formule de Stirling qui donne un équivalent de la factorielle. Il intervient aussi en théorie des probabilités ou en combinatoire.
Euler démontre en 1737 que e est irrationnel, donc que son développement décimal n’est pas périodique, et en donne une première approximation avec 23 décimales. Il explicite pour cela son développement en fraction continue. En 1873, Charles Hermite montre que le nombre e est même transcendant, c’est-à-dire qu’il n’est racine d’aucun polynôme non nul à coefficients entiers.
Mais le plus improbable, c’est que l’on retrouve cette constante e dans la croissance continue. Si le prix d’un tonneau de blé à 100 euros augmente de 50 %, il se retrouve à 150 euros ; et s’il augmente à nouveau de 50 %, le voilà à 225 euros. La deuxième augmentation (+ 75 euros) est plus élevée que la première (+ 50 euros) car elle s’applique au prix ayant déjà été augmenté. Bref, deux augmentations de 50 % font une augmentation de 125 %. Autrement dit, le prix final n’a pas été multiplié par 2, mais par 2,25.
Continuons d’affiner notre processus : Imaginez maintenant que le prix du tonneau de blé augmente de 10 % tous les dixièmes de mois, c’est-à-dire en gros tous les trois jours. Cela signifie qu’à la fin du mois il aura subi dix augmentations d’un dixième, c’est-à-dire dix multiplications successives par 1,1. Au total, il aura donc été multiplié par 1,110 qui est approximativement égal à 2,59. Si maintenant cette quantité avait subi 100 augmentations d’un centième, elle serait multipliée par 1,01100 qui vaut environ 2,705 à la fin du mois. Et si nous précisons encore, 1 000 augmentations d’un millième auraient produit une multiplication par 2,717. Ces informations sont condensées dans le tableau suivant.
Nombre d’étapes
Prix final
Facteur d’augmentation
2
100 x 1,5 x 1,5 = 225 = 100 x 2,5
2,5
10
100 x 1,1010 = 259,374246
2,59374246
100
100 x 1,01100 = 270,4813829
2,704813829
1 000
100 x 1,0011 000 = 271,6923932
2,716923932
10 000
100 x 1,000110 000 = 271,8145927
2,718145927
n
100\times\left(\frac{100+n}{100}\right)^{n}
\approx 2,71828 = e
Autrement dit, lorsqu’une somme augmente n fois de n%, cela revient a multiplier cette somme par la constante e.
Lorsqu’elle présenta son introduction en Bourse, la société Google, folie des grandeurs oblige, décida symboliquement de lever 2 718 281 828 dollars, soit e milliards de dollars, arrondi à l’unité.
Q°/ Les nombre parfaits :
En arithmétique, un nombre parfait est un entier naturel égal à la somme de ses diviseurs sauf lui-même. Ainsi 6 est un nombre parfait car ses diviseurs entiers sont 1, 2, 3 et 6, et il vérifie bien 6 = 1 + 2 + 3.
Plus formellement, un nombre parfait n est un entier tel que σ(n) = 2n où σ(n) est la somme des diviseurs positifs de n, en comptant n cette fois si : 2 × 6 = 12 = 1 + 2 + 3 + 6.
Un des plus vieux problème des Mathématiques est de trouver un nombre parfait qui soit impair.
1°/ Différentes manières d’écrire les nombres parfaits :
6 = 1 + 2 + 3 = 22 + 21 = 1102 = (1 + 2)x21 (Rem : 1102 est l’écriture de 6 en base 2)
Partir de 1 puis doubler successivement. ⇗ Si on obtient un nombre premier, multiplier le par le nombre précédent. On obtient un nombre parfait. Additionner les nombres au fur et à mesure. ⇘ Si on n’obtient pas un nombre premier on ne fait rien.
Conclusion : la somme des puissances de 2 de 20 à 2n est égale à 2n+1 moins 1.
Exemple : si n = 4 alors le nombre premier = (20 + 21 + 22 + 23 + 24) x 24 = (1 + 2 + 4 + 8 + 16) x 16 = (25 – 1) x 24 = 496
Conclusion : si (2n+1 – 1) est un nombre premier alors (2n+1 – 1) x 2n sera un nombre parfait et il sera pair car 2n est obligatoirement pair. Mais Euclide n’a pas démontré que sa méthode était unique.
b°/ En 100 après JC : Nicomachus énonce 4 conjecture
1/ Le nième nombre parfait possède n chiffres
2/ Tous les nombres parfaits sont pairs.
3/ Tous les nombres parfaits se terminent alternativement par 6 et 8.
4/ L’algorithme d’Euclide donnent tous nombres parfaits pairs.
5/ Il y a une infinité de nombres parfaits.
Ce qui donne :
Rang du nombre parfait
Rang n
Nombre parfait = (2n+1 – 1) x 2n
1
1
6
2
2
28
3
4
496
4
6
8 128
5
8
130 816
6
10
2 096 128
7
12
33 550 336
8
16
8 589 869 056
9
18
137 438 691 328
10
22
35 184 367 894 528
c°/ En 1230 Ibn Fallus démontre que certains sont inexacts.
Rang du nombre parfait
Rang n
Nombre parfait = (2n+1 – 1) x 2n
1
1
6
2
2
28
3
4
496
4
6
8 128
5
12
33 550 336
6
16
8 589 869 056
7
18
137 438 691 328
1/ Le nième nombre parfait possède n chiffres. FAUX
2/ Tous les nombres parfaits sont pairs.
3/ Tous les nombres parfaits se terminent alternativement par 6 et 8. FAUX pour le 5ième et 6ième.
4/ L’algorithme d’Euclide donnent tous nombres parfaits pairs.
5/ Il y a une infinité de nombres parfaits.
d°/ En 1750 Euler trouvera le 8ième nombres parfaits et démontrera la 4ième conjecture de Nicomachus.
e°/ Par la suite au XVIIième siècle, Marin Mersenne travailla sur les nombre premiers et permit de grandes avancées. Mais seulement 12 nombres parfaits furent découvert jusqu’en 1876. Il fallut l’essor des ordinateurs pour en découvrir d’autres. Actuellement, 51 nombres parfaits sont connus. Le plus grands possède 12 640 858 chiffres et est égal à : 220 996 010(220 996 011-1).
3°/ La liste :
Mersenne : M(p) = 2p – 1
Parfait: P(p) = 2p – 1 (2p – 1)
Chiffres dans
N°
p
Mp
Pp
Année
Découvreurs
Valeur
1
2
1
1
6 (le monde a été crée en 6 jours)
2
3
1
2
28 (la Lune fait un tour de Terre en 28 jours.)
3
5
2
3
496
4
7
3
4
8 128
5
13
4
8
1456
33 550 336
6
17
6
10
1588
Cataldi
8 589 869 056
7
19
6
12
1588
Cataldi
137 438 691 328
8
31
10
19
1750
Euler
2 305 843 008 139 952 128
9
61
19
37
1883
Pervouchine
2 658 455 991 569 831 744 654 692 615 953 842 176
10
89
27
54
1911
Powers
11
107
33
65
1914
Powers
12
127
39
77
1876
Lucas
Le plus grand trouvé sans ordinateur (Édouard Lucas en 1876)
L’aire des ordinateurs :
Chiffres dans
N°
p
Mp
Pp
Année
Découvreurs
13
521
157
314
1952
Robinson
14
607
183
366
1952
Robinson
15
1 279
386
770
1952
Robinson
16
2 203
664
1 327
1952
Robinson
17
2 281
687
1 373
1952
Robinson
18
3 217
969
1 937
1957
Riesel
19
4 253
1 281
2 561
1961
Hurwitz & Selfridge
20
4 423
1 332
2 663
1961
Hurwitz & Selfridge
21
9 689
2 917
5 834
1963
Gillies
22
9 941
2 993
5 985
1963
Gillies
23
11 213
3 376
6 751
1963
Gillies
24
19 937
6 002
12 003
1971
Tuckerman
25
21 701
6 533
13 066
1978
Noll & Nickel
26
23 209
6 987
13 973
1979
Noll
27
44 497
13 395
26 790
1979
Nelson & Slowinski
28
86 243
25 962
51 924
1982
Slowinski
29
110 503
33 265
66 530
1988
Colquitt & Welsh
30
132 049
39 751
79 502
1983
Slowinski
31
216 091
65 050
130 100
1985
Slowinski
32
756 839
227 832
455 663
1992
Slowinski & Gage
33
859 433
258 716
517 430
1994
Slowinski & Gage
34
1 257 787
378 632
757 263
1996
Slowinski & Gage
35
1 398 269
420 921
841 842
1996
(GIMPS)
36
2 976 221
895 932
1 791 864
1997
(GIMPS)
37
3 021 377
909 526
1 819 050
1998
(GIMPS, PrimeNet)
38
6 972 593
2 098 960
4 197 919
1999
(GIMPS)
39
13 466 917
4 053 946
8 107 892
2001
GIPMS
…
49
74 207 281
44 677 235
2016
Cooper, Woltman, Kurowski, Blosser, et al.
50
77 232 917
2017
Pace, Woltman, Kurowski, Blosser, et al
51
82 589 933
2018
Laroche, Woltman, Kurowski, Blosser, et al.
R°/ Les factorielles :
La factorielle d’un entier naturel n est le produit des nombres entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à n. Cette opération est notée n!, ce qui se lit soit « factorielle de n », « factorielle n » ou encore « n factorielle ». Cette notation a été introduite en 1808 par Christian Kramp.
Par exemple : 4! = 1 × 2 × 3 × 4 = 24
Cependant que vaut 0! ? \begin{aligned} & Propriétés \ des \ factorielles : n! = 1 × 2 × 3 × 4 × ... × (n-1) x n = (n-1)! × n = n(n-1)! \\
&Donc : (n-1)! =\frac{n!}{n} \\
&Avec \ n=1 : (1-1)!= 0! = \frac{1!}{1}=\frac{1}{1}=1 \\
&Donc: {\color{red} \boxed{0! = 1}} \end{aligned}
La fonction factorielle admet un prolongement à l’ensemble des nombres décimaux, des nombres négatifs et même des nombres complexes. Il s’agit de la fonction gamma \Gamma :
Takeshi Kitano est un cinéaste important de notre début du XXIe siècle. En 2011, alors qu’il parrainait, avec David Lynch, l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain » de la Fondation Cartier à Paris, il y avait exposé lui-même une magnifique pseudo-sphère, figure étonnante qui sans en avoir l’air possède de nombreuses propriétés géométriques en commun avec les sphères classiques.
Cette année-là, le réalisateur japonais avait aussi proposé un défi aux visiteurs de l’exposition : trouver une formule, la plus courte possible, donnant le millésime, c’est-à-dire 2011, en écrivant dans l’ordre les premiers nombres entiers, séparés par des opérations (addition, soustraction, multiplication, division, parenthèses, racines carrées, exposants, factorielle etc.). Kitano proposa ainsi la solution suivante : 2011 = (1 + 2 + 3)4 + (5 x 6 x 7 x 8) – (9 x 10 x 11) + 12 + 13.
Voici quelques solutions :
2011 = (1 + 2 + 3)4 − 5 + 6! Et voici l’un des plus courts : − (12) + (3 !)4 + 5 + 6!
Le magicien doit proposer un produit vérifiant les conditions suivantes :
• le chiffre des dizaines est le même dans chaque facteur du produit :
• les chiffres des unités sont des compléments à 10 :
83 x 87
3+7=10
a(a+1) est le produit de 2 entiers consécutifs
b(10-b) est le produit des deux chiffres des unités b et 10-b compléments à 10
9°/ Multiplication fulgurante : les nombres n-parasites
Un spectateur tire au hasard le nombre parmi les 9 proposés (colonne 10n+u), et magicien demande d’effectuer la multiplication par 4, soit en la posant, soit avec une calculatrice.
Le magicien dévoile quasi-instantanément le résultat : Ex : 179 487×4 = 717948
Explication : pour les nombres à 5 chiffres, il suffit de déplacer le chiffre des unités devant le nombre suivi d’un zéro. Ex : 25 641 x 4 = 102 564
pour les nombres à 6 chiffres, il suffit de déplacer le chiffre des unités devant le nombre et c’est tout. Ex : 153 846 x 4 = 615 384
u
n
10n + u
4(10n+u)
1
2564
25641
x 4 =
102564
2
5128
51282
x 4 =
205128
3
7692
76923
x 4 =
307692
4
10256
102564
x 4 =
410256
5
12820
128205
x 4 =
512820
6
15384
153846
x 4 =
615384
7
17948
179487
x 4 =
717948
8
20512
205128
x 4 =
820512
9
23076
230769
x 4 =
923076
De tels nombres sont appelés nombres parasites. Ce sont des entiers naturels qui, lorsqu’ils sont multipliés par un certain nombre entier u compris entre 2 et 9, voient leur suite de nombre inchangée, excepté pour le chiffre des unités qui est déplacé en début d’écriture.
Il y a 4! = 1×2×3×4 = 24 nombres possibles que l’on peut écrire avec ses 4 chiffres.
Il y a 3! = 6 nombres qui débute par le chiffre m (une fois le 1ier chiffre des milliers choisis, il reste 3 chiffres à combiner), idem pour les autres chiffres.
Il y a 6 nombres commençant par 1 …
Faire la somme de tous ces nombres
1459+1495+…+9514+9541 = 126 654
Quand on fait la somme des 24 nombres, on retrouve 6 fois chaque chiffre m, d, c et u.
Il y a = 1000(6m+6d+6c+6u) + 100(6m+6d+6c+6u) + 10(6m+6d+6c+6u) + (6m+6d+6c+6u) = 6 666(m+d+c+u)
Diviser cette somme par la somme des chiffres du nombre choisi.
5+9+4+1=19 donc :
\frac{126 \ 654}{19}=6 666
\frac{6 666(m+d+c+u)}{m+d+c+u}=6 666
Le magicien avait prédit ce résultat dès le début : 6 666.
14°/ Triacontakaihepta :
Procédure
Exemple
Explications
Le spectateur choisit un nombre à 3 chiffres identiques.
444
N = 100a+10a+a = 111a avec a = 4
Il calcule la somme de ses chiffres.
4+4+4=12
a+a+a = 3a
Il divise son nombre de départ par cette somme.
\frac{444}{12}=37
\frac{111a}{3a}=\frac{111}{3}=37
Le magicien avait prédit ce résultat dès le début : 37.
On peut réaliser le même tour avec des nombres à 9 chiffres identiques.
Procédure
Exemple
Explications
Le spectateur choisit un nombre à 9 chiffres identiques.
La somme débute par un 2 suivie du 3ième nombre moins 2.
16°/ Les pions de Diophante :
Procédure
Exemple
Explications
Vous devez choisir un nombre blanc ou bleu dans chacune des 10 colonnes.
Exemple n°1
59
3
57
77
22
63
65
92
78
48
Exemple n°2
50
3
57
86
22
63
65
92
87
48
Exemple n°3
59
3
48
86
22
63
56
92
78
39
59
12
57
86
31
63
65
92
87
48
50
3
48
77
22
54
56
83
78
39
→ la somme des nombres blancs fait 600
→ il faut enlever 9 au nombre blanc pour obtenir le nombre bleu qui est en dessous.
Faire la somme de ces 10 nombres.
Somme n°1 = 564 (il y a 6 nombres blancs et 4 bleus).
Somme n°2 = 573 (il y a 7 nombres blancs et 3 bleus).
Somme n°3 = 546 (il y a 4 nombres blancs et 6 bleus).
→ le chiffre des centaines est toujours 5
→ le chiffre des dizaines est le nombre de nombres blancs
→ le chiffre des unités est le nombre de nombres bleus ou le complément à 10 du précédent.
Le magicien avait prédit ce résultat sans effort.
Démonstration : soit B = nombre de nombres blancs et E = nombre de nombres bleus. Avec B + E = 10 ou B = 10 – E
Somme des 10 nombres = somme des 10 nbres blancs – 9 fois le nombres de nbres bleus = 600 – 9E = 500 + 100 – 10E + E = 500 + 10(10 – E) + E = 500 + 10B + E
17°/ Le grand écart :
Procédure
Exemple
Choisir des nombres dans l’ordre croissant.
-34
-18
-5
44
82
106
137
181
202
206
Calculer les écarts entre chaque nombre.
=-18–34=16
=-5–18=13
=44–5=49
=82-44=38
=106-82=24
=137-106=31
=181-137=44
=202-181=21
=206-202=4
Additionner tous ces écarts.
16 + 13 + 49 + 38 + 24 + 31 + 44 + 21 + 4 = 240
Donner seulement le 1ier et le dernier.
-34 et 206
Le magicien avait prédit ce résultat sans effort.
206 – (-34) = 240
Il faut cacher les 3 premières étapes au magicien.
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : 257 + 4 = 261 et on rajoute 5 après : 2615
26°/ Multiplier par 999 :
Procédure
Exemple
Explications
Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 3 chiffres.
257
n
Avec une calculatrice lui demander de le multiplier par 999.
257 x 999 = 256 743
999n = 1000n – n = 1000n – 1000 + 1000 – n = 1000(n-1) + 1000 – 1– n + 1 = 1000(n-1) + 999 – (n-1)
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : 257 – 1 = 256 (Ce qui donne le nombre de milliers) et 999 – 256 = 743 (les compléments à 9 des trois chiffres précédents).
Si le nombre de départ a 2 chiffres, penser à mettre un zéro fictif devant le nombre à deux chiffres (exple. 034).
27°/ Mentalisme :
Procédure
Exemple
Explications
Le magicien demande à un spectateur de penser secrètement à une des 52 cartes du jeu (exceptés les jokers).
5 de cœur
n = 5 et c = 8
Ajouter la valeur de la carte qui suit (si le spectateur a choisi un roi, il ajoutera 14).
5 + 6 = 11
n + n+1 = 2n + 1
Multiplier le résultat par 5.
11 x 5 = 55
(2n + 1) x 5 = 10n + 5
Ajouter le chiffre correspondant à la couleur de sa carte.
55 + 8 = 63
10n + 5 + c
Le magicien enlève 5 au résultat : 63 – 5 = 58 = 5×10 + 8
10n + 5 + c – 5 = 10n + c
Le nombre de dizaines est n est la valeur de la carte et le chiffre des unités est la couleur!
Annoncer le résultat au magicien qui retrouve instantanément la carte!
28°/ Date de naissance 02 :
Procédure
Exemple
Explications
Le magicien demande à un spectateur d’effectuer les calculs suivants avec sa date de naissance (jour et mois seulement).
12 mai, jour de naissance de Maryam Mirzakhani (en 1977).
Notons J le jour de naissance et M le mois.
Multiplier le jour par 2
12 x 2 = 24
J x 2
Ajouter 5
24 + 5 = 29
Jx2 + 5
Multiplier le tout par 50
29 x 50 = 1450
(Jx2 + 5)x50
Ajouter le N° du mois
1450 + 5 = 1455
(Jx2 + 5)x50 + M = 100J + 250 + M
Annoncer votre résultat au magicien qui retrouve quasi-instantanément votre date de naissance !
1455 – 250 = 1205 soit le 12/05 BINGO !
Il suffit d’enlever 250 au résultat pour voir apparaître le jour en
nombre de centaines et le mois en unités et dizaines !
29°/ Triangles absolus :
Introduction : Un triangle absolu est une pyramide de nombres entiers de 1 à n de telle sorte que la différence de deux nombres voisins sur la même ligne en valeur absolue donne le nombre à la ligne du dessus.
L’enjeu de ce tour impromptu est de conduire le spectateur vers le nombre qu’il aura choisi au préalable !
Procédure
Exemple
Le magicien demande à un spectateur de choisir un nombre à 2 chiffres (nombre fétiche, date d’anniversaire,…).
23
Il montre au spectateur une pyramide à 3 étages vierge.
Très rapidement, le magicien remplit la dernière ligne avec 3 nombres.
Il invite le spectateur à compléter la pyramide en effectuant les différences en valeur absolue de deux nombres voisins.
115 – 46 = 69 puis 138 – 46 = 92 et enfin 92 – 69 = 23
Le magicien apprend par cœur la pyramide suivante (finalement la dernière ligne suffit).
A gauche : (23 x 10) / 2 = 230/2 =115 Au milieu : 23 x 2 = 46 A droite : 115 + 23 = 138
D’autres triangles absolus d’ordre 4 et 5 :
30°/ Table de multiplication :
Procédure
Exemple
Le magicien fourni la table de multiplication ci-contre.
Demandez de dessiner un hexagone sur la table, puis d’additionner les nombres de ses sommets.
En partageant le résultat, vous pouvez en déduire le numéro central de l’hexagone.
Comment? Divisez simplement la somme par 6.
5 + 14 + 28 + 25 + 12 + 6 = 90 et 90/6 = 15
63 + 88 + 110 + 99 + 70 + 56 = 486 et 486/6 = 81
31°/ Nombres tressés :
Procédure
Exemple
Explications
1/ Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 3 chiffres.
748
N = 100c + 10d + u
Avec une calculatrice lui demander :
2/ Prendre 100 fois la somme du chiffre des unités et des dizaines.
100x(4+8) = 1 200
100(d + u)
3/ Prendre 10 fois la somme du chiffre des unités et des centaines.
10x(7+8) = 150
10(c + u)
4/ Prendre la somme du chiffre des dizaines et des centaines.
7+4 = 11
c + d
5/ Effectuer la somme des 4 nombres précédents.
748 + 1 200 + 150 + 11 = 2 109
100c + 10d + u + 100d + 100u + 10c + 10u + c + d = 111 (c + d + u)
6/ La diviser par 37.
2 109/37 = 57
111 (c + d + u)/37 = 3 (c + d + u)
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : Calculer la somme des chiffres du nombre du spectateur et le multiplier par 3.
3×(7+4+8) = 3×19 = 57
32°/ Le ruban de Pascal :
Procédure
Exemple
Explications
1/ Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 3 chiffres.
412
N = 100c + 10d + u
2/ Effectuer la somme de 5 fois le chiffre des centaines, 10 fois celui des dizaines et 1 fois celui des unités.
4×5 + 1×10 + 2×1 = 32
5xc + 10xd + 1xu = 5c + 10d + u
3/ Soustraire ce résultat au nombre de départ.
412−32 = 380
100c + 10d + u – 5c – 10d – u = 95c = 5x19c
4/ Diviser par 19.
380/19 = 20
95c/19 = 5c
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : Calculer 5 fois le chiffre des centaines et c’est fini ! 5×4 = 20
A vous de jouer :
33°/ 18, 27 ou 36 :
Procédure
Exemple
Explications
1/ Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 2 chiffres.
41
ab
Avec : a = 4 et b = 1
2/ De le multiplier par 99.
41 x 99 = 4 059
ab x 99 = 100ab – ab
3/ D’additionner tous les chiffres du résultat.
4 + 0 + 5 + 9 = 18
Millier = a
Centaine = b – 1
Dizaine = 10 – a – 1 = 9 – a
Unité = 10 – bSomme = a + b-1 + 9-a + 10-b = 18
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : 18
Procédure
Exemple
Explications
1/ Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 2 chiffres.
41
ab
Avec : a = 4 et b = 1
2/ De le multiplier par 999.
41 x 999 = 40 959
ab x 999 = 1000ab – ab
3/ D’additionner tous les chiffres du résultat.
4 + 0 + 9 + 5 + 9 = 27
Dix-mille = a
Millier = b – 1
Centaine = 10 – 1 = 9
Dizaine = 10 – a – 1 = 9 – a
Unité = 10 – bSomme = a + b-1 + 9 + 9-a + 10-b = 27
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : 27
Procédure
Exemple
Explications
1/ Demander à un spectateur de choisir un nombre entier de 2 chiffres.
Le magicien donne la réponse plus rapidement que la calculatrice : 36
34°/ Le mentaliste :
Procédure
Explications
1°/ Choisir un animal.
2°/ Compter le nombre de lettres qui le compose.
Soit x le nombre de lettres
3°/ Multiplier ce nombre par 2.
2x
4°/ Multiplier ce résultat par 5.
10x
5°/ Enlever 6.
10x – 6 et 10x se termine obligatoirement par un 0. Si on enlève 4, le résultat se terminera obligatoirement par 4.
6°/ Prendre le chiffre des unités.
4
7°/ Prendre la lettre qui correspond a ce chiffre : A = 1 ; B = 2 …
4 = D
8°/ Choisir un pays commençant par cette lettre.
Il y a seulement 3 les pays commençant par D : Danemark : le plus connu
Djibouti
Dominique
9°/ Choisir un fruit qui commence par la dernière lettre de ce pays.
Il y a seulement 5 les pays commençant par K : Kaki : connu
Kiwaï
Kiwano
Kiwi : le plus connu
Koronéïki
Je devine votre réponse : le kiwi.
II°/ Carrés magiques :
1°/ Carrés magiques 3×3 :
Demander la date de naissance d’un spectateur et fabriquer un carré magique.
Par exemple : 17décembre2015cela donne 3 nombres : J=17, M=12 et D=15
29
-10
32
20
17
14
2
44
5
29+17+5 =
-10+17+44 = 51 = 3×17
J+M
J-M-D
J+D
J-M+D
J
J+M-D
J-D
J+M+D
J-M
Avec J=17, M=12 et D=15
Nombre magique = 3J
Il peut y avoir des valeurs négatives et si D=2M il y aura des valeurs identiques.
2°/ Carrés magiques 4×4 :
Demander la date de naissance d’un spectateur et fabriquer un carré magique.
Par exemple : 17décembre 2015 cela donne 4 nombres : J=17, M=12, D=1 et U=5
17
12
1
5
0
6
16
13
6
2
11
16
12
15
7
1
17+12+1+5 = 17+6+11+1 = 35
J
M
D
U
D-1
U+1
J-1
M+1
U+1
D+1
M-1
J-1
M
J-2
U+2
D
Avec J=17, M=12, D=1 et U=5
Nombre magique = 3a
On peut aussi retrouver la somme magique sur les 4 sommets du carré et sur les 4 cases centrales, sur tout type de carré 2×2.
3°/ Cercles magiques :
Demander à un spectateur un nombre important pour lui.
Le magicien complète les 6 emplacements de ces 3 cercles concentrique, en utilisant le nombre du spectateur. La somme des 4 nombres cocycliques est toujours la même !
31+32+36+35 = 134
31+33+36+34 = 134
35+33+32+34 = 134
Somme magique = 4×31 + 10 = 134
En partant de n on peut compléter le diagramme.
Somme magique = 4n + 10
Si n = 1 alors Somme magique = 4×1 + 10 = 14
Si n = 31 alors Somme magique = 4×31 + 10 = 134
Avec 4 cercles, mettre le nombre de départ n en position 1 et ajouter 1.
Somme magique = 6n + 33
Si n = 1 alors Somme magique = 6×1 + 33 = 39
Si n = 31 alors Somme magique = 6×31 + 33 = 219
Les cercles verts et roses donnent la même somme magique.
Somme magique = 4n + 30
Si n = 1 alors Somme magique = 4×1 + 30 = 34
Si n = 31 alors Somme magique = 4×31 + 30 = 154
Six carrés magiques 4 x 4 dont la somme magique est 194.
La somme magique sur les cercles est : 776 = 4 x 194.
III°/ Avec des dés :
1°/ En 3 dés :
Procédure
Exemple
Explications
Lancer les trois dés en les cachant.
3, 6 et 2
Appelons a, b, c les faces des 3 dés.
Multipliez le résultat du 1er dé par 2 puis ajouter 5.
3×2 + 5 = 6+5 = 11
a×2 + 5 = 2a+5
Multipliez le résultat obtenu par 5 et ajoutez le résultat du 2ème dé.
11×5 + 6 = 55+6 = 61
5×(2a + 5) + b = 10a + 25 + b
Multipliez enfin ce résultat par 10 et ajoutez le résultat du 3ème dé.
61×10 + 2 = 610+2 = 612
10×(10a + b + 25) + c = 100a + 10b + 250 + c
Le magicien retrouve les faces des 3 dés avec seulement l’annonce du résultat !
612-250 = 362
Le magicien enlève 250 au résultat annoncé par le spectateur pour obtenir 100a + 10b + c
– le chiffre des centaines est le 1er dé
– le chiffre des dizaines est le second
– le chiffre des unités est le troisième.
2°/ La tour de dés :
Procédure
Exemple
Explications
Empiler 3 dés les uns sur les autres.
Donner moi seulement la face supérieure.
Le 6
Le magicien donne instantanément la somme des 5 faces cachées entre le 1er et le 2ème dé, entre le 2ème et le 3ème dé et la face du dessous.
3×7 – 6 = 15
La somme de deux faces opposées d’un dé vaut toujours 7. Comme il y a 3 dés, cela vaut 3×7=21.
Variantes : On peut faire ce tour avec 4,5,… dés. Le magicien doit juste faire le calcul suivant : 7 x Nombre de dés – (face visible du 1er dé)
3°/ Les 5 dés magiques :
Procédure
Exemple
Explications
Voici 5 dés virtuels (on peut aussi les fabriquer).
→ Sur chaque dé, le chiffre des dizaines est le même, et leur somme fait 200 : (5+2+3+4+6)x10 = 200 = 20 centaines
→ Sur chaque dé, la somme du chiffre des centaines et celui des unités est constante : 11 pour le 1er dé, 8 pour le 2ème, 13 pour le 3ème, 9 pour le 4ème et 7 pour le 5ème : 11+8+13+9+7 = 48
Choisir un nombre pour chaque dé.
→ Soient a, b, c et d les chiffres des unités. Le nombre de centaines des 5 dés donne :
Si on met ses doigts en I et E et que l’on fait faire un tour complet à l’octogone, les 2 flèches seront dans le même sens.
Si on met ses doigts en G et C et que l’on fait faire un tour complet à l’octogone, les 2 flèches seront dans le sens inverse.
Pour la mise en scène, il faut effectuer la 1ière manipulation puis secouer l’octogone pour simuler un quelconque effet magique, et le prendre avec l’autre main pour cacher le changement de position des doigts.
Recto
Verso
Explications :
(IE) est l’axe de symétrie des 2 flèches.
(CG) est l’axe de symétrie des 2 flèches inversée.
VI°/ Tour de cartes :
1°/ Formidable :
Procédure version 01
Exemple
Demander à un spectateur de choisir entre 10 et 19 cartes dans un jeu de plus de 20 cartes. Soit dans l’ordre soit complétement au hasard.
N = 17 cartes
Le spectateur fait la somme S des chiffres du nombre choisi.
S = 1 + 7 = 8
De regarder dans le paquet de N cartes, celle située à cette position face visible.
La 8ème carte.
De remettre la carte à sa place et de replacer ce paquet sur le reste du jeu.
Prenez alors l’ensemble du jeu, faces cachées, et jetez les cartes au fur et à mesure que vous épelez : « F-O-R-M-I-D-A-B-L-E ».
« Formidable » comporte 10 lettres.
Explication :
N
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
S
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Différence
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
La différence vaut toujours 9 donc en retournant le jeu, faces cachées, la S-ème carte se retrouve toujours en 10ème position soit sur le lettre E du mot « FORMIDABLE ».
Procédure version 02
Exemple
Demander à un spectateur de choisir entre 20 et 29 cartes dans un jeu de plus de 20 cartes. Soit dans l’ordre soit complétement au hasard.
N = 23 cartes
Le spectateur fait la somme S des chiffres du nombre choisi.
S = 2 + 3 = 5
De regarder dans le paquet de N cartes, celle située à cette position face visible.
La 5ème carte.
De remettre la carte à sa place et de replacer ce paquet sur le reste du jeu.
Prenez alors l’ensemble du jeu, faces cachées, et jetez les cartes au fur et à mesure que vous épelez : « V-O-I-L-A L-A C-A-R-T-E C-H-O-I-S-I-E ».
« Voilà la carte choisie » comporte 19 lettres.
Explication :
N
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
S
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Différence
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
La différence vaut toujours 18 donc en retournant le jeu, faces cachées, la S-ème carte se retrouve toujours en 19ème position soit sur le lettre E de la phrase « V-O-I-L-A L-A C-A-R-T-E C-H-O-I-S-I-E ».
2°/ Lucky 13 :
Procédure
Exemple
Prenez un jeu de 52 cartes (sans les jokers) et ranger-les en 4 colonnes en partant des dames et en allant vers l’as, dans l’ordre (les couleurs n’ont aucunes importance). Demander à un spectateur d’enlever autan de cartes qu’il le désire dans les 4 tas, en laissant au moins la dame.
Le spectateur enlève une colonne de carte qu’il ajoute aux cartes restantes.
Il enlève la 4ième colonne.
Dans ce tas de cartes il enlève 13 cartes car 13 porte bonheur.
Le magicien annonce alors que le nombre de cartes restantes dans les mains du spectateur est la somme des dernières cartes visibles sur chaque paquet.
4 + 7 + 10 = 21
Il reste 21 cartes.
Explication :
Chaque colonne peut contenir au maximum 12 cartes (dame, valet,10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, as). Si on note C1, C2, C3, C4 le nombre de carte qui reste par colonne (dans l’exemple : C1=4, C2=7, C3=10 et C4=8), alors le nombre de cartes de chaque paquet est :
Paquet n°
1
2
3
4
Nb de cartes
12-C1+1
12-C2+1
12-C3+1
12-C4+1
Nb de cartes restantes
C1-1
C2-1
C3-1
C4-1
+ 4 rois
Total
12
12
12
12
4×12 + 4 = 52
Le spectateur choisit 3 paquets au hasard. Pour la preuve, prenons les trois premiers (cela ne change en rien le raisonnement). Il reste donc :
C1-1 + C2-1 + C3-1 + 4 + 12= C1 + C2 + C3 + 13 cartes dans le paquet donné au spectateur (4 roiset les 12 cartes de la 4ième colonne).
En enlevant 13 cartes, il reste C1+C2+C3 cartes au spectateur soit la somme des trois paquets choisis par ce dernier.
3°/ Le décompte :
Procédure
Exemple
Prenez un jeu de 52 cartes (sans les jokers) que l’on mélange. On prend les 9 première carte du jeu sans montrer au spectateur qu’on est en train de les compter.
Le spectateur tire une de ces 9 cartes au hasard et la cache au magicien. Il la remet face cachée sur la pile des 8 cartes restantes.
Les 43 autres cartes sont placées par le magicien au-dessus des 9 cartes. Le magicien fait ensuite 4 piles de cartes avec la règle suivante :
On décompte de 10 à 1 pour chaque pile en s’arrêtant si la carte obtenue est égale au nombre cité par le magicien. S’il n’y a aucune carte qui coïncide avec l’énumération, on rajoute une carte face cachée sur la pile.
Ici, pour la 2ième pile, on a dit 10 puis 9 pour poser le 8 de cœur.
Une fois les 4 piles effectuées, on fait la somme N des cartes visibles. Dans les cartes restantes, la N-ème carte est la carte du spectateur !
8 + 4 = 12 donc la 12ième carte est celle recherchée.
Explication :
Pile 1
Pile 2
Pile 3
Pile 4
Somme
10 + 1 = 11 cartes
10, 9, … et 4 = 7 cartes
10, 9 et 8 = 3 cartes
10 + 1 = 11 cartes
11 + 7 + 3 + 11 = 32 cartes
52-11 = 41 cartes restantes
34 cartes restantes
31 cartes restantes
20 cartes restantes
20 cartes – (8+4) = 12ième carte
La carte étant à la 9ième position en partant du fond : 8 cartes au fond puis la carte recherchée puis 11 cartes = 20 cartes
4°/ La matrice :
Procédure
Exemple
Prendre 12 cartes et disposer-les en 3 lignes de 4 cartes (a1, a2, a3, a4, b2… c4).
Demander à un spectateur de choisir une carte et de vous désigner la ligne qui la contient : ligne b.
Relever les cartes en commençant par a1 que l’on met face visible sous a2 …. jusqu’à c4.
Ligne b
Retourner le paquet face cachée et disposer-les en 3 colonnes de 4 cartes (a1, b1, c1, d1, a2 … c4).
Redemander dans quelle ligne se trouve la carte : ligne c
Ligne c
Il faut convertir la 1ière ligne b en colonne 2. La carte sera à l’intersection de la ligne cet de la colonne 2.
Il sera plus spectaculaire de prendre 30 cartes et de commencer par étaler 5 lignes de 6 cartes puis 6 colonnes de 5 cartes.
Explication :
Tout repose sur la notion de matrice. la carte qui était b3 (2ième ligne – 3ième colonne) se retrouve ensuite en c2 (3ième ligne – 2ième colonne).
5°/ Un tour de carte simple et impressionnant :
L’explication tient dans le fait que le nombre de colonne doit être un diviseur du nombre total de carte. Plus exactement on distribue 3 cartes sur 3 colonnes 3 fois : 3 x 3 x 3 = 27 cartes.
Disposons les 27 cartes dans un ordre précis pour repérer le cheminement des cartes.
A la seconde distribution, on dispose en premier et dans l’ordre, d’abord les cartes de la 1ière colonne puis celle de la 2ième et enfin celles de la 3ième.
A la troisième distribution, les cartes de la colonne du milieu de la distribution précédente contenant la carte recherchée, se retrouve au centre (carte de 2, 5 et 8).
Petites variantes avec un autre nombre de carte.
Nombre de cartes
Disposition
Nombre de redistribution, sans compter la première mise en place
Position de la colonne contenant la carte recherchée
Position de la carte recherchée
32
4 colonnes de 8 cartes
2 (2×4 = 8)
dernière
32ième
25
5 colonnes de 5 cartes
1 (5×1 = 5)
3ième
13ième
50
5 colonnes de 10 cartes
2 (2×5 = 10)
3ième
25ième
6°/ Carte et combinatoire :
C’est un tour automatique donc impossible de le rater pour le magicien qui propose à un spectateur de mélanger un jeu de 52 cartes, sans les jokers.
1°/ Le magicien se retourne pour ne rien voir, et explique au spectateur qu’il doit poser une carte sur la table, face visible, et énoncer dans sa tête toutes les cartes qui la sépare du roi, en posant une carte dessus à chaque fois. Ex: si un 7 est retourné, il dit 8, 9, 10, valet, dame, roi et complète avec donc avec 6 cartes par dessus le 7. 2°/ Le spectateur répète cette manipulation 6 fois en tout. Il obtient 6 paquets de cartes et un paquet de cartes restantes. 3°/ Le spectateur choisit de retourner 3 des 6 paquets. Les autres paquets sont remis avec les autres cartes restantes. Il peut même les mélanger.
4°/ Le spectateur retourne la 1ère carte de 2 paquets de son choix. 5°/ Le magicien va deviner la 1ère carte du 3ème paquet sans l’avoir vu! Avec le paquet restant, cartes non visibles, il enlève 10 cartes puis le nombredepoints correspondantàlavaleurdesdeuxcartes des 2 paquets retournés par le spectateur.Le nombre de cartes restantes correspond à la carte du 3ème paquet.Rem : Valet = 10 points; Dame = 11 points et Roi = 12 points
Explications :
Notons i, j et k les 3 valeurs des premières cartes retournées des 3 paquets. Raisonnons sur le paquet i :
Si on continue la famille à partir de i jusqu’au roi, on compte de i+1 à 13 et le paquet contient 13 – i + 1 = 14 – i cartes.
Ex : le 1er paquet du déroulement du tour contenait 7 cartes car la 1ère carte était un 7 soit 14-7=7 cartes.
Il en est de même pour les 2 autres paquets j et k. Le magicien a donc en tout : 14-i + 14-j + 14-k = 42 – (i + j + k ) cartes dans les 3 paquets
Imaginons que le spectateur choisisse de retourner les paquets j et k. Les deux cartes retournées sont donc de valeur j et k et le magicien doit deviner la carte de valeur i !
Notons n le nombre de cartes restantes. On a l’égalité : 52 = n + 42 – (i + j + k ) soit 10 = n – (i + j + k)
donc i = n – 10 – ( j + k ) on enlève 10 cartes et la somme j + k.
7°/ Les 3 cartes :
C’est un tour automatique donc impossible de le rater pour le magicien qui propose à un spectateur de mélanger un jeu de 52 cartes, sans les jokers.
1°/ Le spectateur choisit 3 cartes au hasard, qu’il doit mémoriser et poser devant lui face cachée.
2°/ Le magicien reprend le paquet restant et constitue un paquet de 10 cartes, puis 2 de 15 et enfin un dernier de 9, le plus discrètement possible en expliquant par exemple qu’il partage à peu-près équitablement en 4 tas.
3°/ Le spectateur choisit une de ses 3 cartes au hasard et la pose, face cachée, sur le premier tas de 10 cartes, puis il prend un nombre quelconque de cartes du 1ier tas de 15 qu’il pose dessus pour cacher sa 1ière carte. Il refait de même avec une de ses 2 cartes restantes qu’il pose sur le 2ième tas et qu’il recouvre avec quelques cartes du 2ième tas de 15.
4°/ Le magicien récupère les cartes en empilant le 4ième tas sur le 3ième, puis sur le 2ième et enfin sur le 1ier.
5°/ Le magicien pose la 1ière carte de son paquet devant le spectateur face visible puis la suivante devant lui, face cachée, et ainsi de suite. Le spectateur doit arrêter le magicien lorsqu’il voit l’une de ses cartes, ce qui n’arrivera pas !!!
6°/ Le magicien récupère les cartes faces cachées et refait de même en commençant par poser une carte visible. Toujours pas de carte choisie.
7°/ Le magicien refait de même une 3ième fois mais cette fois-ci sa 1ière carte sera face cachée.
8°/ Et enfin une 4ième fois en commençant par une face visible.
9°/ Il va rester 3 cartes qui seront celles choisies par le spectateur.
8°/ La carte retrouvée :
Procédure
Exemple
Explications
Demandez à un spectateur d’écrire en cachette un nombre de quatre chiffres.
4327
1000a + 100b + 10c + d
Calculer la somme de ces quatre chiffre.
4 + 3 + 2 + 7 = 16
a + b + c + d
Soustraire au nombre de départ la somme trouvé.
4327 – 16 = 4509
1000a + 100b + 10c + d – (a + b + c + d) = 999a + 99b + 9c = 9 (111a + 11b + c)
Le résultat obtenu est donc un multiple de 9, la somme de ses chiffres est donc aussi un multiple de 9.
De sortir du jeu de 52 cartes 4 cartes correspondant aux chiffres du résultat obtenu, mais de 4 couleurs différentes.
4509 : 4 de cœur, 5 de carreau, 10 de trèfle et 9 de pique (pour un 0, prendre un 10).
Cacher une de ces 4 cartes et de montrer les trois autres.
5 de carreau
Le complément à 9 de 4 + 0 + 9 = 13 → 1 + 3 = 4
9 – 4 = 5
La carte sera le 5 de la couleur non visible.
Annoncez alors presque aussitôt au spectateur la carte cachée !!!
VII°/ Pliage, construction, évasion et tour de magie :
1°/ La quadrature des cercles :
Un titre historique alléchant pour ce tour de magie basé sur un des trois grands problèmes grecs issus de l’Antiquité ! Est-il possible de construire à la règle non graduée et au compas :
• un cube dont le volume est le double d’un cube donné → la duplication du cube
• un angle en trois angles égaux → la trisection de l’angle
• un carré de même aire qu’un cercle donnée → la quadrature du cercle
Depuis Galois et Wantzel, on sait que ces trois problèmes sont impossibles !
Le tour redonne l’illusion de transformer deux cercles en un carré. Comment changer des formes arrondis en une figure à angles droits ?
Découper 2 anneaux de papier.
Les coller perpendiculairement.
Découper l’anneau horizontal sur toute sa longueur.
On obtient une sorte de menotte. Découper la bande, qui correspond au second anneau, lui aussi sur toute sa longueur.
Miracle, on a construit un carré avec 2 anneaux sans aucun angle droit.
2°/ La gravité biaisée :
Jouons avec la gravité.
Voici un oiseau que j’utilise en classe pour illustrer le centre de gravité.
On pourrait croire que le centre de gravité se trouve au niveau du ventre, mais l’oiseau est creux et donc très léger, et deux plombs sont situés au bout des ailles. Le centre de gravité s’en trouve déplacer sur le bec.
Voici un petit objet a construire dans du bois ou un carton épais et qui permet de faire tenir pratiquement n’importe quoi sur le bout de son doigt.
Didon, princesse phénicienne en exil, est à l’origine de la fondation de Carthage (en Tunisie actuelle). Voulant échappé à la tyrannie de son frère qui assassina son mari, elle trouva refuge et demanda l’asile aux autochtones appelés les Gétules (peuple berbère).
Ces derniers lui offrirent comme territoire tout ce qui pouvait être entouré par une peau de bœuf. Astucieuse et réfléchie, Didon découpa la peau en fines lanières qui, assemblées mesuraient 4 km ! Le territoire ainsi encerclé sur la colline de Biras (qui signifie bœuf) donna naissance à la ville de Carthage en 814 avant J.-C
Le magicien demande aux spectateurs de faire un trou à l’intérieur de la feuille pour qu’il puisse passer à travers. C’est impossible, n’est ce pas ?
Pour cela, découper une feuille A4 de la façon ci-contre.
8°/ Évasion ou l’éloge de la topologie :
La topologie est une branche fascinante des mathématiques qui décrit les propriétés d’un objet qui restent inchangées sous des déformations « douces » continues. En fait, de nombreux puzzles 3D sont basés sur des principes topologiques et comprendre certains principes très fondamentaux peut vous aider à analyser si un puzzle est possible ou non.
Ici nous allons créer des tours de magie qui vont nous permettre de nous évader façon Houdini.
9°/ Synchronisation des bras :
– Tendez vos 2 bras horizontalement.
– Tracer un cercle avec votre bras droit.
– Tracer un carré avec votre bras gauche.
– Tracer un cercle avec votre bras droit et un carré avec votre bras gauche.
Cela devient beaucoup plus compliqué à faire, car l’hémisphère droit de notre cerveau commande le bras gauche et le gauche le bras droit. Il nous est très difficile de contrôler nos deux hémisphère en même temps !!
10°/ 50 mots :
Êtes-vous capable de donner 50 mots ne contenant pas la lettre L en 20 secondes ?
Astuce : 20 secondes c’est vraiment très court, et le chalenge est impossible, sauf avec un peu de réflexion. Il suffit de réciter les nombres de zéro à quarante-neuf !!!
11°/ Papier de la tolérance :
Comment est-il possible que le morceau central soit décalé par rapport au trou de la feuille .
L’objectif est de plier une feuille carrée bicolore (une couleur différente sur chaque face) pour obtenir les motifs donnés en un minimum de pli. Chaque motif à réaliser est un carré, mais l’échelle n’est pas la même sur toutes les figures. Le nombre «idéal» de plis à effectuer est indiqué entre parenthèses pour chaque motif. Solutions.
Avant l’invention des machines à calculer, les multiplications, les divisions ou l’extraction des racines carrées étaient un travail énorme voire infaisable.
Mais au XVIème siècle, John Napier (Neper), un Mathématicien génial et excentrique, inventa les logarithmes. Ce n’étaient que de vulgaires tables de calculs dont je me servais encore au lycée, et je ne suis pas né au Paléolithique !!!
L’idée est très simple. Il suffit de transformer les multiplications en additions qui sont plus simples à effectuer.
Par exemple effectuons la multiplication 8 x 32, elle n’est pas très compliquée mais c’est un exemple.
Plaçons une suite géométrique de raison 2 dans la première colonne (ce seront tous les multiples de 2) et une suite arithmétique de raison 1 dans la seconde (ce seront tous les entiers). La raison est appelée base lorsque l’on parle de logarithme, et on peut prendre ce que l’on veut.
Il faut faire correspondre la multiplication 8 x 32 à l’addition 3 + 5. L’addition donne 8 qui correspond au produit 256.
Pour la division il suffira soustraire au lieu d’additionner : 256 / 8 correspond à 8 – 3 = 5 qui donne 32 dans la première colonne. Donc 256 / 8 = 32.
Pour les racines carrées on prendra une suite géométrique de raison 2 et on divisera les nombres de la seconde colonne par 2.
Le logarithme est né du grec Logos qui veut dire rapport et de Airthmos pour nombre.
Cependant notre tableau de logarithme est très incomplet.
On n’a pas le logarithme de 3 et les logarithmes manquent de plus en plus lorsque les nombres augmentent (il y a 127 nombres entre 128 et 256 par exemple). Il faudrait trouver une base que se rapproche de 1 pour les avoir tous.
Il prit 0,999 999 9 comme base en partant du nombre 10 000 000, et il lui fallut 20 ans pour compiler une liste de 90 pages de logarithme et en 1614 il publia Mirfici Logarithmorum Canonis Descrptio.
Comment est né la table des logarithmes ?
En 1618, William Oughtred puis en 1622, John Speidell, vont tous les deux publier des appendices au livre de Napier et faire apparaitre le logarithme naturel que nous utilisons aujourd’hui. C’est certainement le hasard, mais c’est assez troublant.
Pour leurs bases, ils ont choisi 1,000 001 comme base de la suite géométrique et 1 comme base de la suite arithmétique.
Le logarithme népérien de 2 est 0,693 147 ce qui est très proche de 693 148 à la virgule près. Oughtred trouve 693 146 et Speidell 693 147.
Le logarithme népérien de 3 est 1,098 612 ce qui est très proche de 1 098 613 à la virgule près. Oughtred trouve 1 096 612 (on pense qu’il y a une erreur de reproduction pour le 6) et Speidell 1 098 612.
Il ne reste plus qu’à prendre 0,000 001 comme base de la suite arithmétique pour avoir notre table de logarithme naturel moderne.
Pour leurs bases, ils ont choisi 1,000 001 comme base de la suite géométrique et 1 comme base de la suite arithmétique.
Extrait des tables logarithmiques à base 10 : la table de gauche ne montre que la partie décimale :
II°/ Le logarithme est une fonction :
Grégoire de St Vincent (1584-1667) établit le logarithme comme une équation pour l’aire sous l’hyperbole.
Le logarithme népérien d’un nombre x peut également être défini comme la puissance à laquelle il faut élever e pour obtenir x. La fonction logarithme népérien est donc la bijection réciproque de la fonction exponentielle. C’est également la primitive définie sur les réels strictement positifs et qui s’annule en 1 de la fonction inverse x ↦ 1/x.
Le logarithme naturel ou népérien est dit de base e car ln(e) = 1. Avec e ≈ 2,71828…. . Voir ici pour d’autres informations.
L’intérêt de prendre une base e, c’est que la dérivée de la fonction logarithme népérien de x c’est 1/x : si f(x) = ln(x) alors f'(x) = 1/x.
C’est la même raison qui nous fait utiliser le radian au lieu du degrés pour le sinus : si g(x) = sin(x) alors g'(x) = cos(x).
Avec un logarithme en base 10, il y aurait du ln10 dans la dérivée, et avec un sin(x) où x est en degré, il y aurait du π et du 180 dans la dérivée.
Nous considérons à présent le logarithme comme la fonction inverse de l’exponentielle.
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Éric est déboussolé : ScienceXplosion s01e18
Orientons nous avec une aiguille.
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Fabriquer un bateau en papier.
Une réflexion sur la réfraction : ScienceXplosion s01e20
La réfraction de la lumière dans l’eau. En Anglais.
Voir dans le noir : ScienceXplosion s01e21
Savais-tu qu’on peut déterminer la différence entre deux encres noires.
Chaleur et couleurs : ScienceXplosion s01e22
Quelle est la meilleure couleur à porter pour une journée chaude et ensoleillée.
Pattes d’ours : ScienceXplosion s01e23
Rester au chaud avec Éric juste comme les ours polaires !
La poudre magique : ScienceXplosion s01e24
Savais-tu que c’est la levure qui fait lever le pain et peut même gonfler un ballon.
Des étoiles en pot : ScienceXplosion s01e25
Fabriquons un projecteur d’étoiles pour ta chambre.
Cristaux croquants : ScienceXplosion s01e26
Construisons des cristaux que l’on pourra manger.
L’eau qui coule par en haut ! ScienceXplosion s01e27
Éric nous explique comment la capillarité fonctionne dans les plantes.
Solide comme un liquide : ScienceXplosion s01e28
Un liquide qui est solide ? Allons explorer le phénomène de l’Oobleck.
Son-sationel : ScienceXplosion s01e29
Écoute bien parce que nous allons t’expliquer comment le son est transmis.
La balle est dans ton camp : ScienceXplosion s01e30
Une question ? Voyons 4 étapes de la méthode scientifique pour y répondre.
Que la force soit avec toi : ScienceXplosion s01e31
De l’électricité statique pour faire bouger une cannette. C’est pas magique.
Cinq sens sensationnels ! ScienceXplosion s01e32
Jouons à la devinette avec Éric pour découvrir les cinq sens sensationnels.
Sensa-soluble : ScienceXplosion s01e33
Pour dissoudre du sel nous avons besoin d’un verre, d’un peu d’eau et de science.
Bien beurré : ScienceXplosion s01e34
Comment faire du beurre ? Ce n’est pas compliqué.
Vision d’espion : ScienceXplosion s01e35
Vous êtes un espion ? Éric te montre comment construire ton propre périscope.
Cratères et débris : ScienceXplosion s01e36
Découvre le mystère des cratères qui se retrouvent partout autour de la Terre.
Super structure : ScienceXplosion s01e37
Éric finit de construire un énorme château de cartes. Le triangle est la forme géométrique la plus résistante.
Un jongleur de neurones : ScienceXplosion s01e38
Pense… et pense très fort ! Comment les neurones transmettent l’information entre ses sens et son cerveau.
Super-rachute ! ScienceXplosion s01e39
Éric nous montre comment bien protéger son œuf avec un parachute ! Ce n’est pas magique, c’est scientifique.
Pâte à papier : ScienceXplosion s01e40
Comment fabriquer du papier soi-même ? Idéal lorsque l’on veut faire de la récupération.
Les dinosaures, c’est fossile ! ScienceXplosion s01e41
Fabriquons des fossiles.
Un cerf-volant d’occasion : ScienceXplosion s01e42
Fabriquons un cerf-volant.
Macro-microbes ! ScienceXplosion s01e43
Comment ce propage les microbes ?
Ce que nous savons du savon : ScienceXplosion s01e44
La tension de surface du savon.
Mission-Mélange impossible : ScienceXplosion s01e45
Mélanger de l’eau à l’huile.
L’astuce des anneaux imbriqués :
Les mathématiques derrière l’astuce classique des anneaux imbriqués !